Jardinage

Faut-il éloigner les étourneaux de son jardin ou en profiter ?

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Ils arrivent en bandes, parfois par centaines, se perchent sur les arbres, volent en nuées organisées et remplissent l’air de leurs cris. Les étourneaux sansonnets sont de retour dans les jardins. Un phénomène saisonnier qui pose toujours la même question : faut-il s’en réjouir ou s’en méfier ?

Comment reconnaître l’étourneau ?

L’étourneau sansonnet est un oiseau de taille moyenne, mesurant environ 20 cm pour une envergure de 37 cm. Il est souvent confondu avec un merle à cause de sa silhouette sombre, mais son plumage présente des reflets métalliques verts et violets, surtout visibles au soleil. L’hiver, son corps est parsemé de petites taches blanches, ce qui le rend reconnaissable.

étourneau

Son bec est jaune en période de reproduction et noir le reste de l’année. Très sociable, il se déplace souvent en groupes bruyants, que l’on appelle des « murmurations » lorsqu’ils effectuent leurs vols synchronisés.


Où nichent les étourneaux ?

Les étourneaux nichent dans des cavités, souvent dans les arbres, les bâtiments, les nichoirs, ou même dans les trous de murs ou les corniches. Ils apprécient particulièrement les zones urbaines ou semi-urbaines où ils trouvent de nombreuses cachettes pour installer leur nid. Leur période de nidification débute au printemps, dès mars ou avril, et peut se prolonger jusqu’en juillet. Une femelle peut pondre jusqu’à deux ou trois couvées par saison, avec 4 à 6 œufs en moyenne par couvée.

Ils construisent leur nid avec des brindilles, de la paille, des feuilles sèches et même des déchets trouvés en ville. Les jeunes restent au nid environ trois semaines avant de s’envoler.


Est-ce que l’étourneau est nuisible pour votre jardin ?

La présence d’étourneaux peut poser plusieurs problèmes dans un jardin. En groupe, ces oiseaux peuvent consommer rapidement les fruits mûrs, comme les cerises, les raisins ou les figues. Ils fouillent également le sol à la recherche d’insectes et de larves, ce qui peut endommager les semis ou les pelouses fraîchement plantées. Leur fiente, en grande quantité, peut aussi devenir gênante sur les terrasses, les meubles de jardin ou les véhicules.

Leur comportement grégaire les rend parfois envahissants, surtout en automne et en hiver. En ville, ils sont souvent à l’origine de nuisances sonores et olfactives lorsqu’ils dorment en grand nombre sur les arbres publics ou les toits. Certains départements ont d’ailleurs mis en place des campagnes de régulation pour limiter leur prolifération.


Comment chasser les étourneaux sansonnets de votre jardin ?

Utiliser un filet anti-oiseaux

Les filets anti-oiseaux sont efficaces pour protéger les arbres fruitiers, les potagers ou les cultures spécifiques. Installés correctement, ils empêchent les étourneaux de se poser et d’accéder aux fruits. Il convient toutefois de les tendre solidement pour éviter que les oiseaux ne s’y empêtrent. Il est aussi important de vérifier régulièrement leur état pour assurer une protection continue.

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Installer des pointes anti-oiseaux

Les pics ou barres métalliques peuvent être fixés sur les rebords de fenêtres, les gouttières ou les toits pour empêcher les étourneaux de se percher. Ils sont souvent utilisés en milieu urbain, mais peuvent aussi être utiles dans les jardins disposant de structures ouvertes où les oiseaux aiment se regrouper. Ces dispositifs sont discrets et durables.

Mettre en place des dispositifs de dissuasion

Différents dispositifs existent pour effrayer les étourneaux : objets brillants suspendus, rubans réfléchissants, ballons effaroucheurs, ou appareils sonores diffusant des cris de prédateurs. Il est recommandé de varier les méthodes pour éviter que les oiseaux ne s’habituent. Ces solutions doivent être renouvelées régulièrement pour conserver leur efficacité.

Nourrir les oiseaux à distance

Installer les mangeoires à une certaine distance du potager ou des arbres fruitiers peut réduire les dommages causés par les étourneaux. Il est également possible d’opter pour des mangeoires sélectives, qui favorisent les petits oiseaux granivores comme les mésanges ou les pinsons. De plus, éviter de nourrir les oiseaux en grande quantité permet de limiter les regroupements importants.


Néanmoins, pourquoi l’étourneau peut-il être utile dans le jardin ?

Malgré les désagréments qu’il peut provoquer, l’étourneau a aussi des effets positifs. Omnivore, il se nourrit de nombreux insectes et larves, dont des ravageurs de jardin comme les hannetons ou les chenilles. En fouillant le sol à la recherche de nourriture, il participe indirectement à la régulation de certaines populations d’insectes indésirables.

Par ailleurs, ses déplacements en groupe contribuent à l’aération de la terre, même si cela peut abîmer légèrement les surfaces herbeuses. Il représente aussi un maillon important dans l’équilibre naturel, servant de proie à divers rapaces et participant à la diversité locale. Les jardiniers soucieux de l’environnement peuvent donc choisir de tolérer sa présence.

Avantages Inconvénients
Consomme des insectes nuisibles Peut manger les fruits du jardin
Aère le sol en grattant Peut déranger les semis
Contribue à la biodiversité Produit des fientes abondantes

Comment attirer les étourneaux sansonnets dans votre jardin ?

Pour ceux qui souhaitent favoriser leur présence, il suffit de rendre le jardin accueillant. Installer des nichoirs à cavité, laisser quelques zones de sol non retournées et planter des haies ou des arbres à fruits (comme les sorbiers) peut suffire. L’absence de produits chimiques est également un atout pour les inciter à s’installer.

Il est aussi possible de déposer des fruits tombés au sol à proximité d’un perchoir. Les étourneaux aiment se regrouper dans les arbres proches d’une zone dégagée pour surveiller les alentours avant de descendre se nourrir. Leur offrir un environnement calme, varié et propice à la reproduction peut encourager leur venue.


Comment cohabiter avec l’étourneau sans subir ses nuisances ?

La cohabitation avec les étourneaux suppose un certain équilibre. Il est possible de tolérer leur présence tout en limitant leurs impacts. Par exemple, protéger certaines zones sensibles comme le potager ou les jeunes plantations peut suffire à préserver l’essentiel. Une haie dense ou un grillage temporaire peut empêcher leur accès direct.

Il est également utile de moduler les périodes de nourrissage pour éviter une trop forte concentration d’individus. Enfin, une surveillance régulière permet d’anticiper les regroupements massifs et d’adapter les mesures en fonction des saisons. En combinant prévention douce et interventions ponctuelles, il est possible de partager l’espace sans trop de conflits.

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